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February 23 On continue à nous prendre pour des débiles !!!Sur M6 (12/50 du 23 février 2007), on nous a montré une nouvelle boîte pour contenir des fruits, de taille plus petite, "adaptés à la taille des mains des enfants". Une personne nous disait que grâce à cette dernière, elle allait pouvoir apporter des fruits au lieu des pains aux chocolats à 16h pour ses enfants. La solution est là, "faisons des boîtes pour manger équilibré !". C'est épuisant de voir que l'on ne met pas assez en valeur le discours des diététiciens qui se battent au quotidien pour améliorer le confort nutritionnel de la population, car seul le terme de "nutritionniste" a été utilisé. Par contre, pour le pain au chocolat on utilise le terme "pas diététique. Le mot de diététique est donc toujours assimilé à la restriction. Comme si la boîte allait changer le comportement alimentaire ! Il est vrai qu'avant, on ne pouvait pas mettre de fruits dans le sac ou encore moins, la compote sous forme de brique ludique. Le commerce prime comme toujours sur la santé, en augmentant dans ce cas, le nombre de déchets plastiques. Je vais mettre mes idées en boîte, elles seront peut-être mieux comprises. Bon après-midi. February 16 A l'heure de la présidentielle! Réorganisation du temps soclaire pour améliorer la santé de la populationNous voici en pleine campagne électorale et pour le moment pas de mesures importantes concernant la prise en charge de l'obésité, ni de remboursement de consultations des diététiciens. Pourtant quelques mesures pourraient être mise en place. Dans les pays Nordiques, le temps de vacances scolaires sur l'année est plus faible, par contre, le temps d'activité physique est beaucoup plus élevé. Si on le compare au modèle scolaire Français, nous pratiquons seulement 2h d'E.P.S. par semaine.Ces heures de sport ne sont pas toujours pratiquées, car l'image corporelle étant importante (donc les relations interpersonnnelles), si, il n'est pas possible de se doucher (ou autres raisons pour ne pas prendre sa douche), les heures de sport passent à la trappe! Il serait peut-être intéressant de proposer quelque chose de nouveau pour l'école: premièrement ne plus commencer les cours à 8h, car la plupart des enfants partent sans petit-déjeuner et se lèvent en moyenne très tôt en fonction du trajet (bien avant 7h pour certains) ce qui provoque une fatigue chronique, fatigue intellectuelle et donc handicapante pour certains élèves déjà en difficultés (et les autres conséquences: agressivité...voir l'article sur les "petits-déjeuners"). Deuxièmement, revoir le temps d'E.P.S., l'adapter ou dégager du temps pour faire de l'activité physique et revoir les structures utilisées, les heures (faire du sport après le repas n'est pas l'idéal, surtout si les enfants ne mangent rien sur le plateau). En ces moments où les télécommunications explosent, et où il est plus facile de regarder du sport que d'en faire, une réforme de l'école pourrait être intéressante. Enfin, il faudrait certainement revoir les heures de passage dans les cantines, car le temps de passage est trop long, souvent s'étalant de 11h30 à quasi 13h. L'idée du "snack équilibre" avec plateau sandwich (jambon, crudités), yaourt, fruit et eau pourrait enfin être lancée. Le discours des professionnels est de faire plus d'activité physique (P.N.N.S.), les personnes compétentes (les professeurs d'E.P.S.) sont formés et disponibles pour informer et s'occuper des enfants, et donc il serait bien d'augmenter ce temps de sport scolaire. On peut aussi intervenir sur les repas et les collations à mettre en place lors de cette pratique sous le contrôle de professionnels de la nutrition. Bonne journée. February 15 stigmatisation de l'obèseL'obésité devient une cause nationale (P.N.N.S.) à grands coups de renfort de campagnes de prévention. Prévention qui est nécessaire pour qui? On peut se poser la question. En effet, est-ce pour limiter les dépenses de santé publique ou pour assurer une qualité de vie meilleure à la population. Car depuis toujours les consultations ne sont pas remboursées! Veut-on seulement prévenir ou dire que l'obèse doit faire face à sa problématique de "bouffe"! En ce moment même à Nîmes une étude est lancée par un "gros" labo pour faire des réunions pour les gens souffrant d'une obésité massive (soit un I.M.C>40kg/m2). Imaginez-vous, avec un problème de poids et d'image corporelle, souffrant déjà du regard de l'ensemble de la population et des employeurs (refusant votre candidature, car une personne obèse tombe plus souvent malade), face à cette campagne! Comment vivre ça? De nombreuses idées innovantes en matière de prévention sont mises en application mais certaines oublient que l'on est des humain et qu'il ne suffit pas de dire il faut "arrêter de manger"! J'ai toujours dit que "les aliments ne nous sautent pas à la bouche, mais c'est nous qui allons les chercher!", donc "il faut comprendre son geste alimentaire, ses choix". Arrêtons d'avoir un regard méprisant sur les personnes souffrant d'obésité, changeons la télé qui nous vante régulièrement une population "mince" qui ne prend pas de poids grâce un métabolisme souvent plus élevé. Nous sommes des êtres uniques avant tout, avec des épreuves de vie et une histoire alimentaire personnelle. February 03 Questions réponses pour la journée de la femme à VergèzeA l'occasion de la journée de la femme, le centre Socio-culturel Marcel Pagnol de Vergèze organise une journée dédiée à la femme. De nombreux stands seront présents et certains orientés vers le bien être. A cette occasion je serai présent pour répondre à vos questions et vos interrogations sur vos modes alimentaires.
En espérant vous voir le samedi le 3 mars 2007 à partir de 14h, rue Marcel Pagnol Vergèze.
Merci encore à l'équipe de Mr Chatier et Eva pour la confiance qu'ils m'accordent. February 02 Le petit-déjeuner à la base des attiudes alimentaires de la journée même dans la boulimie, petit-déjeuner idéal?"petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de pauvre". Ce dicton résume assez bien les habitudes alimentaires que nous devons observés pour nous assurer une bonne santé. Malheureusement, le petit-déjeuner est régulièrement oublié pour des nombreuses raisons (temps, organisation,...). Absent ou trop faible, on va observer une modification des conduites alimentaires aux repas suivant. C'est à dire, que l'on aura tendance (liste non exhaustive, basée sur l'expérience professionnelle) à se resservir deux fois, à mal évaluer les quantités au premier service, à choisir des aliments plus denses en énergie, ceux sont nos instincts primaires qui vont nous dominer, l'envie de notre corps en somme...
On observe aussi des troubles de l'humeur; avec un caractère irritable, une nervosité, une agressivité plus importante (par le fait de cette glucopénie, principalement).
Il ne faut pas oublier la performance intellectuelle, car les neurones sont consommateurs de glucides, les facultés intellectuelles s'en ressentent avec une hypotonie. Moins performant à l'école (avec des résultats scolaires qui peuvent s'en ressentir) mais aussi bien dans l'entreprise.
Le petit déjeuner permet de couvrir les besoins énergétique de la journée, une absence entraîne donc un déséquilibre énergétique. Pour perdre du poids, il faut déséquilibrer le rapport entre les apports et les dépenses mais ceci ne fonctionne pas lorsque l'on oublie le petit-déjeuner, on comble le déficit énergétique ou la répartition énergétique par un comportement alimentaire modifié. Par contre il s'installe une fatigue chronique et surtout une résistance à la perte de poids. Dans le cas de TCA et principalement de crises hyperphagiques boulimiques, la perception de la faim est souvent tronquée, entre la crise induite par un déclencheur psychologique et la sensation de faim. Par expérience, l'absence de petit déjeuner augmente la fréquence des crises (d'une manière générale, chaque personne est unique bien sûr et la réponse individuelle doit être priviligiée) et d'une manière générale les compulsions alimentaires de l'après-midi.
Bref, le petit-déjeuner doit être présent en quantité suffisante et surtout de qualité nutritionnelle, l'association des deux peut vous changer la vie. February 01 Cantine scolaire en question, repensons la restauration scolaireIl est vrai que les cantines sont souvent critiquées. Ceci peut être plus ou moins justifié, en effet, les enfants se plaignent du goût des aliments et que "ce n'est pas bon!".
Plusieurs problématique: faible diversité alimentaire à la maison, la culture alimentaire du chef de famille, le manque d'investissement d'une partie du personnel cuisinant ou des intendants, la mise en oeuvre de l'hygiène, absence de partenariat avec les diététiciens...
L'hygiène qui impose des contraintes de cuisson ou de manipulations nécessaires pour un garantir une qualité microbiologique saine mais qui offre en définitive des aliments déjà cuits une fois puis remis en température une deuxième fois avant d'être servis. Souvent les cantinières ouvrent les barquettes operculées avant de servir (principalement dans les petites structures). On se plaint que les enfants ne voient plus la cuisine à la maison et voyent souvent des ouvertures de boîtes ou plats cuisinés, si l'on regarde bien, ils voient la même chose dans certaines cantines.
Il ne faut pas oublier que les normes d'hygiène sont une évaluation des risques et la mise en place de moyens pour lutter contre les contaminations. Si les risques sont correctement évaluées et le personnel investi dans les moyens, une autre cuisine pourrait être proposée. Certaines cantines travaillent directement avec des produits frais au quotidien.
La présentation des plats: des efforts à faire! Ce côté de la table est trop souvent oublié ou ne peut pas être réalisé. Il faudrait que les assiettes soient plus travaillées dans ce sens. Je vous renvoie au magazine professionnel " la cuisine collective" où l'on retrouve des présentations sympathiques. Ceci nécessite un investissement supplémentaire du personnel cuisinant mais aussi une prise de conscience des gestionnaires sur le nombre du personnel dans les cuisines qui est régulièrement insuffisant.
Tant que l'on voudra faire de l'argent sur chaque plat, on ne pourra progresser sur la qualité et le goût! Il serait parfois intéressant de discuter les coûts que de chercher toujours à faire un profit.
De nombreuses cantines se plaignent d'une désertion au profit des snacks prochent des établissement. La première des révolutions serait de proposer des sandwichs dans les cantines. En effet, tous les professionnels de la nutrition qu'un sandwich peut contenir les éléments nutritionnels nécessaires pour la couverture des besoins. Un avantage certain, le fait que ces sandwichs soient équilibrés et surtout pas une association de sandwich "américain": pain, steack et frites et mayonnaise!
Question goût, les cantines proposent régulièrement de venir tester la cuisine. Le bilan est souvent positif, les parents apprécient cette cuisine. Mais, à mon avis, le jugement est fossé car nous sommes déjà passés par les cantines et le rapport que nous avons avec l'alimentation n'est plus le même! Les préoccupations des parents avec ce passé de cantines et les préoccupations des enfants sont différents. Il serait peut être nécessaire de faire visiter les cuisines aux élèves de découvrir le travail important que réalise le personnel de cuisine et peut être créer des ateliers cuisine (toujours difficile avec l'hygiène).
Enfin, le passé culturel culinaire ainsi que les habitudes alimentaires que les parents ont reçu est important. Ceci peut provenir du milieu social qui sont souvent associés à des mythes et réalités, ex: "les plats en sauce tiennent nourrissent ou rendent plus fort mieux que un plat de légumes"... Ces mythes et réalités appliqués dans une famille forme la culture alimentaire de l'enfant. Ainsi crée une néophobie des plats que l'on peut proposer en cantine. Il est nécessaire d'expliquer les rôles des divers aliments et donc du plat pour l'organisme et son fonctionnement, mais ceci est le travail du professionnel de santé spécialisé en nutrition: le diététicien.
Ne pas oublier que le comportement alimentaire des repas de cantine sera pertubé lors d'une absence de petit-déjeuner ou trop faible. En effet, la faim gagnera l'enfant de plus en plus et préfèrera se rassasier avec des aliments qu'ils aiment ou dominent. En l'absence de ces aliments, il va consommer du pain pour se caler.
Un effort est à faire au niveau de l'organisation d'heure de passage à la cantine, il n'est pas tolérable qu'un enfant puisse manger seulement à 13h. Cela représente 6H de jeûne (si le petit-déj a été pris)! Cette organisation doit être repensée.
Enfin tous les acteurs des cantines (personnel, intendant, parents, enfants, diététicien, médécin et infirmier scolaire) doivent plus communiquer pour améliorer la restauration et donc bien manger dans les cantines.
Bonne journée |
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